|
|
|
Accueil > Articles > Parnaland_Chirurgie | ||
|
Parnaland filme des opérations chirurgicales |
|
|
||
|
||
|
||
Extrait du Livre ‘’ ÉCLAIR : un siècle de cinéma à
Épinay-sur-Seine’’ (page 13).
En juin 1898, le docteur
Eugène–Louis Doyen
a « l'idée de faire cinématographier certaines de ses opérations
chirurgicales, en vue d'une double utilité pratique,
d'enseignement aux jeunes chirurgiens d'abord, d'enseignement à
lui-même ensuite ».
Ambroise-François Parnaland
et
Clément Maurice,
de son vrai nom Gratioulet (et organisateur avec
Antoine Lumière des séances du Grand Café), sont
sollicités par Doyen. Doyen
met en scène lui-même ses opérations, Clément Maurice
et Parnaland ne sont que de simples opérateurs. Mais
Parnaland, à cette occasion, commet quelques
imprudences. Il se croit le propriétaire des négatifs tournés
chez Doyen et les propose à la société de
Charles Pathé, au
réalisateur–producteur
Georges Mandel,
au marchand de films H.Bleikard, et aux fabricants d'appareil
Radiguet et Massiot (qui écoulent à partir de 1902–1903
d'excellents projecteurs Parnaland, fabriqués uniquement pour
eux). Les opérations du docteur Doyen se
retrouvent peu après exhibées sur les champs de foire, ce qui
provoque de sérieux remous dans le milieu médical.
Doyen avait pourtant bien précisé : « les négatifs ne
quittent pas la clinique, sous aucun prétexte ; nous ne les
confions à personne. Les bandes que nous livrons ne seront
projetées que dans les milieux scientifiques » (lettre du 24
août 1901). Mais cet avertissement ne sert à rien, et Doyen
envoie les huissiers chez Pathé, le 2 novembre 1903. Ils
saisissent des factures signées par Ambroise–François
Parnaland, où il propose à la vente les films
Doyen. Le chirurgien
porte plainte et le 10 février 1905, Parnaland se retrouve
devant la 3ème chambre
du tribunal civil de première instance de la Seine, en compagnie
des représentants de Charles Pathé, Radiguet et
Massiot, Bleikard et Mendel,. Le procès fera jurisprudence.
Parnaland et Pathé sont
condamnés. C'est un très mauvais coup pour la jeune firme
Parnaland–Ventujol, fondée en 1904. Clément
Maurice a, semble-t-il, apprécié la qualité technique
de la caméra Parnaland. Il va emprunter cet appareil pour
réaliser les films sonores du Phono-Ciné-Théâtre de l'Exposition
universelle de 1900. Il est possible que Parnaland
ait tourné lui-même quelques films, mais nous n’en avons pas la
preuve. En tout cas il est certain que Clément Maurice
a filmé avec une caméra Parnaland.
les noms
soulignés permettent d'accéder à leurs pages Wikipédia. |
||
Pour la mémoire, la conservation, la valorisation de l’histoire et de l’économie de l’industrie du film à Epinay, Cité du Cinéma. | ||
dernière mise à
jour : |
||