|
|
|
Accueil > Articles > Luttes Caméras Éclair | ||
|
Luttes des Personnels des Caméras ÉCLAIR |
|
|
||
|
||
|
||
Extrait du journal "La Voix Populaire" d'Épinay (PCF) (1979). |
||
![]() |
||
Épinay, cité du cinéma, peut s'enorgueillir de posséder une des
plus vieilles fabriques de caméras
professionnelles de France. Il s'agit de matériel de prise de
vues vendu dans le monde entier sous la marque « ÉCLAIR ».
Mais, depuis que les héritiers de l'ancien propriétaire
MATHOT ont vendu cette firme à géant du film américain, les
travailleurs ont eu bien des soucis.
Dès cet achat, une usine est installée en Angleterre avec des
investissements trop importants qui ne tardent pas à mettre en
péril la société française.
Les travailleurs d’Épinay comprennent très vite que si la
nouvelle direction a monté une telle unité de production en
Angleterre, c'est qu'elle a envie de fermer l’usine d'Épinay et
il faudra une lutte de tous les instants du personnel, dirigée
par la section syndicale CGT. Celle-ci fera souvent appelle aux
élus communistes pour exercer une pression sur les pouvoirs
publics.
C'est ainsi que cette société ne disparaitra pas de France et de
notre ville. Mais lorsque la vente judiciaire aura lieu, la
société « SOREMEC »
qui reprend l'affaire, conditionnera celle-ci a une réduction
très importante du personnel de l'usine qui de 110 personnes
sera ramené à 85.
Parmi les licenciés, plus de 80 % sont des adhérents CGT.
Actuellement, l’usine ne compte plus que 70 personnes environ.
La nouvelle direction essaye de ne pas remplacer le personnel
quittant son emploi.
Travaillant à plus de 80% pour l'exportation, des évènements
internationaux influent beaucoup sur les ventes qui ont surtout
lieu dans des pays jeunes installant leur télévision.
Malgré toutes ces difficultés, le personnel a su garder sa
combativité. C'est ainsi que lors ce que la société fut acheté
par la SOREMEC, tous
les avantages sociaux furent sauvegardés et, ceux-ci servant de
phare, la direction dû les étaler sur l'ensemble du personnel.
Il est à noter que l'entreprise a connu un moment de flottement
durant l'année 1978, provoqué par la défaite de l'union de la
gauche.
Comme tous les travailleurs de France, chez « SOREMEC »,
nous avions fondé de gros espoirs sur l'arrivée d'un
gouvernement de gauche. Cette défaite, activée par le
comportement du parti socialiste et du MRG a contribué à semer
le doute dans l'esprit du personnel.
Il s'est vivement repris et la dernière lutte du personnel a
permis de faire porter la prime de vacances de 800F à 1.300F,
d'obtenir la promesse de revalorisation des salaires (augmentés
tous les mois du pourcentage de l’indice INSEE).
Parmi les revendications qui sensibilisent le plus le personnel,
on peut citer le paiement de la 5ème semaine de
gratifications à tous. Actuellement seul le personnel du 2ème
collège ayant plus de 10 ans d'ancienneté la touche. Mais chacun
ici est persuadé qu'il faudra pour l'obtenir de nombreuses
luttes.
PCF Cellule Ambroise Croizat
de l'entreprise SOREMEC
les noms
soulignés permettent d'accéder à leurs pages Wikipédia. |
||
Pour la mémoire, la conservation, la valorisation de l’histoire et de l’économie de l’industrie du film à Epinay, Cité du Cinéma. | ||
dernière mise à
jour : |
||